No Popcorn on the floor – Quend
11h30. Camping des Dunes Fleuries. Bien reposé, j’attaque le dernier jour de ce festival. Café serré autour d’une table avec Jean-Charles Hue (réalisateur de Carne Viva) et d’une responsable de ADR dont j’ai oublié le prénom (gros mea culpa). Son film a été projeté dans un espace qui s’appelle “La géode” la veille. Problème : le lieu était trop lumineux et l’image tellement contrastée que seuls les sous-titres étaient visibles… dégoûté pour lui. Clope. Nous parlons de nos projets respectifs. J’appelle Elodie qui s’occupe des invités pour qu’elle nous envoie une navette. Efficace. Aussi sec, nous voici à Quend.
12h30. Espace Dorléans. Marion m’attend pour une nouvelle projection de No Popcorn. Longue file d’attente. Les bénévoles compte 97 personnes. Mocky n’est pas là : c’est con pour un président de jury de ne pas voir un des films en compette… Les spectateurs au moins sont enthouiastes et en pleine forme. Aucun échange n’est prévu avec eux à la fin de la projo. Bon ben repas alors ? Piémontaise seul à la cantoche (ou plutôt mayonnaise aux patates). Paradoxe de certains festivals, un réalisateur est souvent sollicité mais se retrouve finalement toujours seul (Sauf au Festival de Groix hein ! Là-bas c’est un peu la famille !)
Achat de la presse du jour au centre-village. Un couple déguisé en lapin devant moi à la caisse ? Normal ! Un gars avec une tête de mort en tissu sur la tronche ? Normal ! Un chien avec une robe noire à pois rouges ? Normal ! Des gars déguisés et assis au milieu de la rue qui gueulent pour rien ? Normal ! Clope / journal / café. J’adore ça. Allez, je propose à mes jambes d’aller traîner un peu au hasard. Elles acceptent.
Photos avec mon téléphone portable des rues. Et puis soudainement : “Monsieur ! Monsieur !”. Je me retourne et me retrouve face à 5 gendarmes. “Vous nous avez pris en photo !”. Moi : “Ah ? non je prend les rues en photos mais vous êtes partout, donc vous êtes forcément à l’image de temps à autre”. Un des gendarmes, 25 ans tout au plus, élève la voix, tendance totalitaire dans le discours : “Vous savez ce que c’est le droit à l’image ?”. “Oui, seulement le droit à l’image s’applique si vous êtes reconnaissable. Là vous êtes 10 sur la photo, tout au fond et de dos !”. A priori ils ne veulent rien savoir et me demande à voir la photo. “Vous l’effacer de suite !”. “Et si je refuse ?”. “C’est simple, on vous embarque”.
Petit temps de reflexion et je fini par m’exécuter (pas envie de rester 2 heures avec eux pour une photo à la con). Le comble, c’est que dans mon sac à dos, j’ai mon reflex numérique avec plein de photos de gendarmes et même des photos de leur QG…Comprenne qui pourra … Mais quel est donc ce pays où nos libertés individuelles fondent comme neige au soleil ? Et bien c’est la France, bien à droite, avec un grand F comme Fuck le peuple. Les gendarmes, tous en coeur avec une mine réjouie : “Bonne journée”. Hum, ça risque pas …
15h. Concert des April Shower Band, un girlsband bordelais très jeune (moyenne d’âge des membres du groupe de 20 ans). Pas mal, très bien joué mais pas trop ma tasse de thé.
16h. Cérémonie de remise des prix au cinéma le Pax. “Installez vous au 3ème rang” me glisse le vigile. Je fais rentrer Youri et sa femme. Mocky, assis au premier rang, commence à s’impatienter “Ils font quoi les autres ?”. Arrivée de la délégation escortée par les amphores en peluche (Attention ! Bien mettre ses bras pliés au niveau de la tempe pour faire l’anse de l’amphore). B. Délépine prend la parole. Le palmarès complet est ici. Moi, je n’aurrai rien, pas grave.
16h30. Concert des Producteurs de Porcs, l’Orchestre National Grolandais. Ici l’hymne tant connu. J’avais déjà fait des photos d’eux à Montmarte en 2001 ou 2002, je ne sais plus trop. Christophe se déchaine su scène et chante avec le groupe. 3 reprises très nerveuses des Ramones, génial. Lâcher de saucisses et de boudins dans le public. Ca vole bien ces trucs là !
Fin de la fête, Christophe rejoint le bus officiel entouré de ses gardes du corps. Je le rejoins avec Youri (ils se connaissent car ils avaient bossé ensemble cet été au Festival de Bourges). Les bus s’en va, grands signes d’au revoir. Café encore et toujours. Il est l’heure de partir. Nous embarquons dans l’Audi verte de Youri. 3 heures de routes et quelques embouteillages près de la capitale.21h30. Arrivée à Colonel Fabien. Déballage de la valise et douche. Je me matte le dvd de “Welcome”. Joli film, bien réalisé. Pas de mariage et un enterrement. Je m’endors en sachant que demain matin, vers 8h, je subirai le son du marteau piqueur. Ils font des travaux dans l’appart sous le mien. Grrrrr.





















