No Popcorn on the floor
Blois. 50 000 habitants. Je suis arrivé la veille en voiture avec Fabrice. Nous avons déjeuner au Monarque le midi, restaurant à la cuisine fine. Très agréable. Céline m’a rejoint en train dans l’après-midi depuis Dax.
Blois. 50 000 habitants. Je suis arrivé la veille en voiture avec Fabrice. Nous avons déjeuner au Monarque le midi, restaurant à la cuisine fine. Très agréable. Céline m’a rejoint en train dans l’après-midi depuis Dax.
9h30. Réveil et petit déjeuner à l’hôtel Anne de Bretagne. Croissant et tranche de quatre-quart. A ma gauche un poisson rouge tourne en rond dans son bocal. A ma droite, une table d’Anglais en pleine forme qui se marrent. Pain-beurre et confiture. Nous nous promenons dans la ville. Château. Place Louis XII. Grand marché. Fruits et légumes, charcuteries, fromages, artisanat, tissus, profusion de couleurs sous le soleil. Tout nous donne envie. Quelques pas le long de la Loire. Bateau traditionnel dont j’ai encore oublié le nom, zut.
12h00. Repas au “Poivre et Sel”. Très bonne salade. Ici, tout est réglé comme du papier à musique. Le patron se tient un peu cambré, il a l’allure d’un ancien danseur. Aujourd’hui il est le chef d’orchestre de cette ruche où chacun a son rôle, passe d’une table à l’autre, sourit et sert. Fin du repas et du marché. Achat de fraises. Elles sont à tomber à la renverse. Déambulations. Comme toujours le temps passe très vite, trop vite. Un grand-crème et un expresso en terrasse.
19h. Marie-Laure nous récupère en bas de l’hôtel et nous partons dîner dans un restaurant à viandes près des Lobis. Il est très tôt. Pavé de boeuf. Pas le temps de prendre le dessert. Nous reviendrons après le lancement de la projection.
20h. Les Lobis (anagramme de Blois), 3 écrans près des anciennes halles aux grains de la ville. C’est une société qui gère les lieux et le propriétaire possède plusieurs cinémas en France. Des salles à Carcassonne par exemple mais aussi un multiplexe en périphérie de Blois. Ce soir est une soirée très particulière, c’est la dernière avant fermeture pour travaux. Ils vont réaménager l’entrée, créer un espace bar et rafraîchir les salles. Marie-Laure me présente Nicolas, le directeur et programmateur. Très cool, humour fin, le contact passe très bien.
Longue file d’attente sur le trottoir. Je me demande s’ils vont voir “No Popcorn”. Il y a “Tokyo Sonata” et le “Looking for Eric” de Ken Loach dans les deux autres salles. On m’annonce 80 spectateurs. Enorme ! Moi qui m’étais habitué à une dizaine de spectateurs au maximum ... C’est une belle surprise. Photo devant l’affiche avec l’équipe par un journaliste du coin.
Présentation du film avec l’association Ciné’Fil qui a organisé la soirée. Les gens sont confortablement assis. J’adore les fauteuils seventie’s avec dossier en plastique. Je fais court, bonne projection. Un élu de la ville est assis au premier rang. Micro. Il dit rapidement quelques mots de félicitations (J’apprendrai plus tard qu’il n’est pas resté pour voir le film... rien de très étonnant hein ?). Nous retournons au restaurant près du cinéma. Dessert et cafés. Clopes aussi, comme toujours.21h50. Générique. Applaudissements nourris de la salle. Sourires. Je parle du film et de cette expérience qui a prit 4 ans de ma vie. Un peu d’humour ici et là pour détendre l’atmosphère. Comparaison des chiffres de mon film avec ceux de X-Men…rires. Les gens sont heureux mais un peu tristes aussi. Ils ne pourront plus venir dans leur salle pendant tout l’été.
Nous sortons tous de la salle pour boire un verre dans le hall d’entrée. Jus d’orange pour moi. Une jeune fille vient me voir et me demande de lui dédicacer l’affiche de No Popcorn. Je m’exécute. Une autre, très timide, 18 ans tout au plus, hésite à m’aborder puis fini par me dire “Félicitations ! J’ai adoré”. Une autre projection suit mon film, celle d’America. Les spectateurs rejoignent leurs fauteuils. Nous restons discuter devant le cinéma avec une partie de l’équipe des Lobis. Programmation. Nicolas doit souvent trouver des compromis et se “battre” avec sa direction pour passer certains films. Pas facile tous les jours quand on aime le cinéma et que vos interlocuteurs ont les yeux rivés sur les tableurs Exel et le nombre d’entrées…Fermeture des grilles. On ne va pas se quitter comme ca ? Si ?
Nous sortons tous de la salle pour boire un verre dans le hall d’entrée. Jus d’orange pour moi. Une jeune fille vient me voir et me demande de lui dédicacer l’affiche de No Popcorn. Je m’exécute. Une autre, très timide, 18 ans tout au plus, hésite à m’aborder puis fini par me dire “Félicitations ! J’ai adoré”. Une autre projection suit mon film, celle d’America. Les spectateurs rejoignent leurs fauteuils. Nous restons discuter devant le cinéma avec une partie de l’équipe des Lobis. Programmation. Nicolas doit souvent trouver des compromis et se “battre” avec sa direction pour passer certains films. Pas facile tous les jours quand on aime le cinéma et que vos interlocuteurs ont les yeux rivés sur les tableurs Exel et le nombre d’entrées…Fermeture des grilles. On ne va pas se quitter comme ca ? Si ?
Direction le centre-ville un peu plus bas. Pub à l’ambiance rock. Déco surchargée d’affiches de concerts et de slogans en tout genre. Nous ne connaissons pas le patron mais il nous serre la main. Whisky-Coca. Clope et discussions dehors devant le bar avec Nicolas.
3h du matin. Bien naze. Retour à l’hôtel avec Céline. Demain nous repartons sur Paris. Des lustres que je ne me suis pas un peu posé chez moi. J’ai hâte. Je sais aussi qu’il y a du courrier qui m’attends. Des factures, le loyer, les impôts… et puis mon actualisation aux Assedics. Je ne touche plus de chômage depuis octobre car je n’ai pas réussi à boucler mes 507 heures de boulot l’année dernière (en fait j’ai du en faire 4 fois plus mais bon…). C’est aussi ça être intermitent du spectacle ! Gagner moins, toujours moins.
























































