No Popcorn on the floor - Guer
Réveil 10h30. Rostronen. Fête de l’ascension. “Personal Jesus”, je suis dans une journée Depeche Mode (DM). J’ai du mal à trouver un bar ouvert, la religion m’emmerde. Expresso sur un comptoir en formica dans un PMU. Des petits vieux jouent aux dominos, d’autres font leurs tiercés. Je sors mon mac pour écrire quelques phrases. Je sens quelques des regards sur moi. “Il ne serait pas un peu défectueux ce garçon ?”.
Réveil 10h30. Rostronen. Fête de l’ascension. “Personal Jesus”, je suis dans une journée Depeche Mode (DM). J’ai du mal à trouver un bar ouvert, la religion m’emmerde. Expresso sur un comptoir en formica dans un PMU. Des petits vieux jouent aux dominos, d’autres font leurs tiercés. Je sors mon mac pour écrire quelques phrases. Je sens quelques des regards sur moi. “Il ne serait pas un peu défectueux ce garçon ?”.
12h15. “Eventail des Saveurs”. Arnaud m’a gentillement invité à manger dans ce restaurant gastronomique. Accueil soigné, ambiance épurée et harmonie des couleurs. Discussions autour de la diversité culturelle. Poisson. Nous parlons du film et de Ramuntxo. Café. Très joli moment. J’espère que nous nous reverrons le 27 août pour une autre projection de No Popcorn et qu’il finira par être programmé.
15h. Départ pour Guer, à l’autre bout de la carte du Morbihan. Compter 2 heures. Je commence à accumuler la fatigue de la route. Le peu de spectateurs lors des projections n’entame pas mon enthousiasme ni ma volonté de faire découvrir mon documentaire. Chose promise, chose dûe. Je m’arrête sur le bord de la route pour flasher un radar avec mon téléphone portable. Un gars ralenti en passant et me dévisage. “Behind the wheel” (DM)
18h. Entrée dans Guer. Je fais le tour de la ville à la recherche de mon hôtel. Après vérification, il est à Coëtquidan non loin de là. Chambre 114. “In your room” (DM). Ma fenêtre donne sur l’entrée de l’école militaire de Saint Cyr. Il y a le wifi, j’en profite pour envoyer quelques mails et regarder les dernières actualités dans le monde. Tri dans mes factures et ma paperasse.
19h. Découverte du cinéma “Quai 56”. Belle allure, il est flambant neuf. Parking et bobines dans le coffre. Rencontre avec Loïc, le président de l’association. L’affiche de “No Popcorn” côtoie celle d”Incognito”. Je me dis qu’il aurait aussi pu s’appeller comme ça, mon film. Incognito. Visite du cinéma. Très belle salle, bonne pente pour les sièges, cabine de projection équipée en 35mm mais aussi en numérique. C’est la première fois que je vois une installation de projection numérique dans un cinéma. Le distributeur donne une clé informatique qui dévérouille l’accès aux films sur les disques durs. Nous nous retrouvons tous devant le cinéma. D’autres bénévoles arrivent sur le parking. Joyeuse bande pleine d’énergie et rires. Clope. “Shake the diseases” (DM).
20h. 8 entrées payantes. “Nothing” (DM). Généralement le film du jeudi soir est projeté à 20h30. Nous décidons d’attendre une demi-heure au cas où… Loïc court dans la salle pour s’excuser auprès des spectateurs déjà présents. Fidèle au poste, Bernard arrive. Ce soir il a une petite caméra pour filmer. Projection. Nous partons dîner avec Loic, sa femme et 3 bénévoles dans un restaurant. Saveurs exotiques. Glace au camembert en entrée. Poulet au curry. Très bonne entente et moment convivial.
22h15. Retour en urgence au cinéma. Nous n’avons pas vu le temps passé. Le film est terminé depuis 5mn et les spectateurs nous attendent sagement dans la salle. Débat. Sur la fin, je demande à quelques spectateurs pourquoi ils sont venus voir “No Popcorn”.
Un couple : “Pour l’histoire et puis vous aviez l’air sympatique. Mais certainement pas sur le titre du film. Nous ne le trouvons pas très accrocheur !”Un jeune : “En le voyant sur le programme, par curiosité aussi”.
23h30. Fermeture. Je ne reverrai pas mes bobines. Loic les renverra à Nadine au “Vulcain” à Inzinzac où ma tournée bretonne a commencée. Retour au bar avec l’équipe de “Quai 56”. Bernard boit une bière au comptoir. Whisky Coca. Un gars complètement saoûl allume une cigarette. La patronne le met dehors. Des supporters de foot débitent des chansons franchouillardes. Perte de cerveau et besoin de dire “J’existe !!!!” le temps d’une soirée.
Minuit 45. “A bientôt, j’espère”. Retour à l’hôtel du coin. Je m’allonge tout habillé. Deux heures de sommeil avant de reprendre la route… “A question of time” (DM).






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire