No Popcorn on the floor - Richelieu
8h30. Taxi pour la gare de Dax. Paupières lourdes. Café. Le patron du bar tire la tronche sans raison. Agréable. Quelques contrôleurs sont accoudés au comptoir devant leurs demis. “Perturbations sur le traffic. Une partie du personnel est en grève”. L’écran affiche 10 mn de retard. J’hésite à acheter la presse puis me ravise. Aucune envie de me plomber la journée avant qu’elle ne commence.
8h30. Taxi pour la gare de Dax. Paupières lourdes. Café. Le patron du bar tire la tronche sans raison. Agréable. Quelques contrôleurs sont accoudés au comptoir devant leurs demis. “Perturbations sur le traffic. Une partie du personnel est en grève”. L’écran affiche 10 mn de retard. J’hésite à acheter la presse puis me ravise. Aucune envie de me plomber la journée avant qu’elle ne commence.
9h14. Train bondé. Voiture 10. Place 71. Des valises sont entassées ici et là, passage difficile entre les voyageurs. Une poussette entrave les portes. Ca grogne. Une vingtaine de touristes allemands dont le train a été annulé, ont pris place un peu au hasard. D’autres voyageurs arrivent. “Excusez moi, mais vous êtes à ma place.” Explications dans un anglais très approximatif. “Ok, but what is your number ?”. Les allemands s’expliquent. Au guichet on leur a dit qu’ils pouvaient prendre place dans ce train sans réservation adéquate. Ils refusent donc de bouger. Le gars qui veut sa place commence à s’énerver. “Et je fais quoi moi alors ? Il n’ y a plus de place et j’ai payé !”. Silence, personne n’a de solution. Le gars qui attend bloque l’allée, les voyageurs derrière lui râlent. Il fini par lâcher : “I go to call the contrôleur”. Scène de film Suspense. Le contrôleur arrive. Tous les regards sont rivés sur lui. “Your ticket please”. Les allemands s’exécutent. “Ah mais vous n’êtes pas prioritaire monsieur ! Ce n’est pas votre train. Vous devez voyager sur les strapontins ou debout. Je vous demande de bien vouloir laisser la place aux personnes qui ont réservé sur ce train.” Les allemands se lèvent. D’autres voyageurs sont debout dans le passage avec leurs grosses valises. “Et vous, vous êtes où ?”. “Nous sommes là, mais cette dame est à notre place”. La dame : “Oui, je suis là parce que ma place est prise dans l’autre wagon…”. Le contrôleur tente de garder son calme : “Si personne ne respecte le numéro de son siège on ne va jamais s’en sortir”. Après 20 minutes de négociations, tout le monde est assis. Seuls les allemands voyageront debout jusqu’à Paris.
13h. La Rochelle. Clope. Poitiers. Sandwich crudités fromage en attendant ma correspondance.
14h50. Arrivée à Tours – Saint-Pierre des Corps. Je prend un taxi pour rejoindre l’hôtel de l’Europe. Une vieille dame est à la réception. Elle ne bouge presque pas, comme si elle était empaillée. Chambre 209. Dans l’ascenceur une affichette me met en garde : “ Si on vous apperçoit fumer même à la fenêtre de votre chambre, vous devrez payer votre amende plus celle de l’hôtel, à savoir 68+135 = 203 euros”. Sympa. Belle vue sur la gare de Tours. Sieste puis ballade dans les rues piétonnes.
18h30. Je retrouve Fabrice et Marie-Laure de Centre Images en bas de l’hôtel. Nous partons avec Fabrice en voiture, direction Richelieu. Autoroute et nationale. 19h40. Richelieu, ville créée par le Cardinal lorsqu’il était ministre de Louis XIII. 2000 habitants. La cité se présente sous la forme d’un vaste quadrilatère. Des rues tracées à la règle, trois belles portes en pierre, une grande église, des halles et des hôtels particuliers.
Le "Majestic" est situé dans une petite ruelle. Fabrice me présente Jean-Yves, le directeur. Nous visitons les lieux. Porche, petite cours intérieure, salle de 240 fauteuils refaite en 2003. Nous partons manger, la place principale est vide. Restaurant chic, un peu à l’ancienne. Très agréable. Je découvre la personnalité de Jean-Yves. C’est un passionné, un combattant. Un gars très attachant avec une foule de projets en tête. Jean-Yves est dans l’opposition et tente de faire bouger sa ville qu’il considère comme presque morte culturellement.
Le "Majestic" est situé dans une petite ruelle. Fabrice me présente Jean-Yves, le directeur. Nous visitons les lieux. Porche, petite cours intérieure, salle de 240 fauteuils refaite en 2003. Nous partons manger, la place principale est vide. Restaurant chic, un peu à l’ancienne. Très agréable. Je découvre la personnalité de Jean-Yves. C’est un passionné, un combattant. Un gars très attachant avec une foule de projets en tête. Jean-Yves est dans l’opposition et tente de faire bouger sa ville qu’il considère comme presque morte culturellement.
21h. Retour au “Majestic” et visite rapide de la cabine. Projecteur italien. Photo de Pierre le projectionniste. Les spectateurs et les bénévoles du cinéma sont déjà dans la salle. Présentation rapide du film et “bonne séance”. Nous partons boire un verre avec Fabrice. “La boule d’or” est un de ces bistrots typiques des villages ruraux. Ici les gens sont natures.
22h30. Scène de la plage et du ballon. Clac. Dans la salle, les lumières s’allument brutalement avant que le générique de fin du film ne commence. Les spectateurs sont surpris, moi aussi. Je suis surtout déçu pour eux. La musique revient parfois sur l’écran blanc. J’entre dans la salle et improvise. “Il y a un petit problème de projection. Si vous voulez je vais vous commenter le générique de fin”. Rires contenus. Débat très agréable. Propos divers sur le film, les personnages. Comparaisons entre l’Atalante et le Majestic. Ici, il n’y a que des bénévoles. Sans eux pas de cinéma. Tâcle en bonne et dûe forme à l’AFCAE. Fabrice explique le travail de Centre Images. Les discussions se poursuivent autour d’un verre dans la salle.
Minuit 46. Nous repartons en voiture avec Fabrice sur Tours. 2 heures du matin. Je fini de regarder “GAL” sur mon ordinateur portable. Joli film. Pas de policiers en vue, je fume une clope à la fenêtre. Devant la gare des clochards s’installent sur leurs cartons. Rideau.





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