No Popcorn on the floor - Château-Renault
Aujourd’hui mon blog sera plus court par manque de temps. J’ai du sommeil à rattraper.
Aujourd’hui mon blog sera plus court par manque de temps. J’ai du sommeil à rattraper.
14h30. Déambulations dans Tours. Je ne connais pas cette ville mais elle a beaucoup d’atous. Rues piétonnes. Café et brioche avec des éclats de chocolat. Je vais rarement dans les magasins (trop déprimant) mais aujourd’hui je m’autorise un petit tour à la Fnac. Rayon “documentaires”. Des films de Peter Watkins se partagent les étagères avec “Shoah” de Lanzmann. Mais il y’a aussi “Antoine à Madagascar”, “Apprendre à bien conduire”, “Le club hippique de France”, “Les secrets de la forme ou comment perdre 5 kilos par semaine” … Bref, des merdes sans intérêt qui n’ont rien à foutre dans ce rayon. Il faut vendre à tout prix, n’importe comment et plus rien n’a de sens. Et puis c’est cher !!! Compter 25 à 30 euros pour un film de Philibert quand vous avez des dvds à moins de 9 euros pour des pseudos-films commerciaux américains. L’accès à la culture ? Pas facile… ou alors il faut être très motivé.
Café en terrasse et wifi zone. Repas des grands jours : Panini poulet fromage. Des vitamines aussi avec un Orangina.
18h. Hôtel de l’Europe. Départ en voiture avec Fabrice. 45mn plus tard, arrivée à Chateau-Renault en Indre et Loire. Environ 5000 habitants. Des rues, des rues, mais où est donc passée la population ? Marie Laure nous attends dans un bar, les locaux de Centre Images sont à deux pas. Apéro pour eux, café pour moi. Fabrice repart sur Vendôme pour l’inauguration d’un multiplexe.
20h. Nous descendons la rue qui mène au Balzac. L’Affiche de “No Popcorn” a trouvé sa place à l’angle d’une rue, des poubelles la cache un peu. Je ne crois pas aux “signes”.
Le Balzac est un très beau cinéma. La salle existe depuis 1873, ce fût d’abord théâtre. En 1908 une affichette annonce “l’arrivée du cinématographe”. Les murs de la salle de réunion sont couverts de l’histoire du lieux. Articles de presse, photos, venues de réalisateurs, beaucoup de ces documents proviennent des archives départementales. C’est rare. Peu de cinémas ont réussi à garder leur mémoire.
20h30. 18 entrées payantes et une place invité. Rapide photo du projectionniste pendant qu’il lance le film. “J’espère que cela ne va pas me déconcentrer et que je ne vais pas faire de bêtises !”. Je jette un oeil dans la salle, tout va bien. Bon format 1:85 et bon son Dolby SR.
Nous Partons manger au restaurant avec Marie-Laure et Laurence, la présidente de l’association qui gère le Balzac. Elle est bénévole. Elle est surtout chercheur et travaille à l’INRA sur la reproduction. Nous parlons des Etats-Unis où elle a vécu, de jardinnage aussi. Tout est très bon. Déca chocolat.22h. Débat. Spectateurs très souriants. Annecdotes. Genevieve est une habituée. Elle n’est plus toute jeune mais reste cinéphile jusqu’au bout des ongles. “No Popcorn” lui rapelle son enfance.
Minuit. Fermeture. Les gens embarquent dans leurs voitures et disparaissent. Gorge sèche, j’ai dû trop parler comme d’habitude. Rien à boire et aucun bar ouvert. Marie-Laure me propose de visiter les locaux de Centre Images. L’endroit est très beau. Plusieurs bâtiments anciens et une grande cours. Bureaux, salle de réunion, plateau de tournage pour animation, banc-titre, station de montage. Ils accueillent des jeunes réalisateurs qui trouvent là tout le matériel nécessaire à leurs projets mais aussi un logement. “Bien rebrancher l’alarme”.
Retour en voiture sur Tours. Clope à la fenêtre comme la veille. La ville est calme. Rouge, vert, les feux alternent. Les clochards sont toujours là, en bas. Une jeune femme passe près d’eux, elle marche très vite. Est-elle pousuivie par ses propres peurs ? Au final, moi aussi je cours, mais après quoi ?





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