No Popcorn on the floor - Bourges
Carnet de route raccourci, j’ai une nouvelle fois besoin d’un peu de sommeil.
Carnet de route raccourci, j’ai une nouvelle fois besoin d’un peu de sommeil.
16h. Temps gris. Ciel bas et lourd. Métro direction République. Changement prendre la ligne 5 pour rejoindre la gare d’Austerlitz. Sur le quai les voyageurs s’entassent. Le métro n’arrive pas. Ca peste. “Je vais être en retard pour mon rendez-vous! ”. Les haut-parleurs annoncent : “Incident grave de voyageur”… Apparement un gars a mal commencé sa journée, il s’est suicidé. J’arrive 5 minutes avant le départ du train. DVD de “The Wrestler” avec Rourke, très belle interprétation mais je ne me laisse pas emporter par l’histoire.
19h. Arrivée à la gare de Bourges. Michel me récupère en voiture, nous partons à la Maison de la Culture. C’est u batiment à l’allure soviétique, massif et imposant avec sa frise caractéristique en haut de la façade (qui représente des danseurs et non des travailleurs). Le lieu regroupe un théatre, une salle de cinéma, des salles d’expo et une cafét’. Le tout a été inauguré par Malraux en avril 1964. Nous sommes un peu en avance, la projection n’a lieu que dans une heure. Café et Shweppes en terrasse à l’Euro Café.
20h15. Devant la Maison de la Culture quelques policiers jouent avec leurs sifflets. Le peloton passe. “C’est quoi cette course ?”. Sur le bord de la route certains encouragent les cyclites. Quelques spectateurs prennent leurs tickets. Je revoie avec plasir beaucoup de personnes qui travaillent avec Beta Prod, de la famille de Michel aussi. Duarto se présente, c’est le directeur et le programmateur. Très sympathique.
18 entrées payantes mais ils sont en réalité 48 dans la salle (30 invités). Repas à la cafétéria avec Michel et Marie. Salade de gésiers et bavette à l’échalotte pour moi. Nous parlons de la suite de l’exploitation en salle du film. On sent bien que le distributeur est sur d’autres projets et que mon film n’est plus du tout sa priorité. Pas évident. Et puis moi aussi, il va bien falloir que je tourne la page un de ces quatre.
18 entrées payantes mais ils sont en réalité 48 dans la salle (30 invités). Repas à la cafétéria avec Michel et Marie. Salade de gésiers et bavette à l’échalotte pour moi. Nous parlons de la suite de l’exploitation en salle du film. On sent bien que le distributeur est sur d’autres projets et que mon film n’est plus du tout sa priorité. Pas évident. Et puis moi aussi, il va bien falloir que je tourne la page un de ces quatre.Reveil en douceur. “Vous avez aimé ?”. Débat et anecdotes. Ramuntxo… “ancien ingénieur en armement”…Borja…”Bonduel et ses haricots verts, viré ”…Muriel et Jean-Georges…”toujours à l’Atalante”...Les administrateurs…”je ne les aime pas, un champ d’éoliennes”. Un tout jeune demande “C’est quoi Art et Essai ?” Explication confuse de ma part. Je ne suis pas sûr d’avoir bien répondu, c’est tellement vague aujourd’hui comme notion… je ne sais même plus si cela a un sens.
23h30. Il est assez tôt. “Au revoir à toute l’équipe de la Maison de la culture. Je promet de repaser pour dire bonjour. Il y a des chances que je revienne sur Bourges. La course cycliste n’est pas fini. On entend un gars qui s’époumonne avec son mégaphone “Plus que 9 tours ! Messieurs, plus que 9 ! ”. Michel me dépose à mon hôtel “Le Christina”, très classe. Wifi attitude à fond. J’envoie mes blogs en retard à Ramuntxo. Pendant ce temps là, les cyclistes tournent, tournent, tournent… moi j’aimerai bien tourner plutôt que d’être VRP de No Popcorn. Tourner c’est mon métier, c’est surtout ma vie.





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