No Popcorn on the floor – Château-du-Loir
14h10. Allez ! Eternelle ligne 2 du métro Colonel Fabien. Vous savez qui c’est au fait ? non ? Bah la réponse ici, depuis le temps que je vous donne le nom de ce gars ! Porte de la Chapelle. Ligne 4. Serrés comme des sardines. Quelques mètres à pied pour rejoindre la gare Montparnasse. Attention ! Surtout ne pas traverser au rouge ou en dehors des clous. Les parisiens ont cette manie d’accélérer quand ils vous voient, c’est comme ça qu’ils se font plaisir. Comme s’ils voulaient vous écraser, se soulager d’un stress dont ils n’arrivent pas à se débarrasser. Regroupement de fumeurs autour de leurs sacs et de leurs valises.
15h10. TGV pour Tours. Une heure, ça devrait vite passer. Heureusement car je me sens lessivé j'ai une tête de fou. Je n’ai pas beaucoup dormi car je suis en train de refaire tout mon site internet. Comment va le monde au fait ? Obama se bat pour imposer un nouveau système de santé. C’est pas gagné…Le Danemark renonce à interdire la burqa. La grippe A continue son petit bout de chemin. On se suicide chez France Telecom… Dernière minute, boys band : Les 2B3 deviennent les 2B2. Je me regarde un classique parmi les classiques “Les tontons flingueurs”. Happy birthday to you ! Happy birthday to youuuu …
Navette pour Saint-Pierre des Corps. Seul dans le wagon. Monique, de Ciné-Off me recupère à la gare de Tours. Nous nous étions rencontrés au Festival de Vendôme en décembre 2008. D'ailleurs, si vous ne connaissez pas c'est vraiment un festival à découvrir ! Petite pensée pour Fabrice (j’espère que son nouveau boulot et sa nouvelle vie se passent bien) et Marie-Laure (qui passe aujourd’hui un concours). Merci Centre Images. Café cul-sec puis découverte des locaux de Ciné-Off.
C’est un cinéma itinérant qui existe depuis 25 ans. Aujourd’hui, en dehors des pleins airs, ils organisent des projections dans plus d’une vingtaine de salles. Heureusement que des associations comme celle-là existent pour amener le cinéma dans des villages ruraux reculés.
C’est un cinéma itinérant qui existe depuis 25 ans. Aujourd’hui, en dehors des pleins airs, ils organisent des projections dans plus d’une vingtaine de salles. Heureusement que des associations comme celle-là existent pour amener le cinéma dans des villages ruraux reculés.Nous récupérons Michel, le président de l’association, puis prenons la route pour Château du Loir (envion 8000 habitants), à mi-distance entre Tours et Le Man. Une petite heure de route. Arrivée à l’Espace Recollets. C’est un ancien couvent reconverti en salle culturelle polyvalente. Joli bâtiment. L’affiche de mon film fait la Une. Clope. Les oiseaux volent bas. Une petite vieille, baguette à la main, regarde l’affiche puis passe son chemin.
Les premiers spectateurs arrivent. Problème de caisse. C’est le dernier jour de la “Rentrée du cinéma”, les places sont à 4 euros mais la caissière s’est trompée. Il faut annuler des tickets, rembourser et refaire l’encaissement. Finalement, ils seront 14. Parmi ces spectateurs une journaliste du “Maine Libre” et un jeune couple de l’association “Graine d’Images” venu de la Sarthe. Coup d’oeil rapide en cabine et salutations au projectionniste. 18h10. Présentation et speech rapide dans la salle. Gens souriants, détendus. Début de la projection. Nous partons manger un morceau avec Michel à l’Imprévu sur la place principale du village. Croque-monsieur énorme avec quelques frites. Le tout pour 6 euros. Les prix en province ça a du bon non ? Monique nous rejoint. Café et nougat. Nous parlons de Patrice Leconte, le parrain de Ciné-Off qui se déplace de temps en temps sur des projections. (J’apprendrai plus tard que Jean Carmet fut aussi leur parrain). Quelques mots aussi sur la mairie de Château-du-Loir qui aide financièrement Ciné-Off. Une aide bureaucratique. Pas de réelle volonté de défendre la culture ou de la faire découvrir. Bizarre pour une commune PS. Dommage surtout. Aujourd’hui l’argent ne suffit pas. Nous avons besoin de passion et d’envie… Des Anglais, passionnés de voitures anciennes, paradent avec leur 4x4 Land Rover . Union Jack bien en évidence. Leurs ancêtres avaient pillé et détruit ce village pendant la guerre de Cent ans. Sur le chemin du retour je fais remarquer à Michel que mon prénom est Gaël et non Yannick.
19h45. Fin de la projo. Quelques applaudissements avant que je ne prenne la parole. Les gens ont la banane, ils semblent très contents d’avoir découvert No Popcorn. Je les éclaire sur certains aspects invisibles. Chiffres, beaucoup de off aussi. Le temps passe vite, trop vite. Nous devons arrêter le débat car une autre projection commence, celle de Adieu Gary avec Bacri. Petit verre et moment d’échanges avec des spectatrices ravies.
21h. Il faut déjà partir, pas envie de louper mon train à Saint-Pierre de Corps. Retour en voiture. Monique dépose Michel puis me laisse à la gare. J’ai passé une très bonne soirée en leur compagnie. Peut-être les reverrai-je. La gare est déserte. Hall, guichets et quais vides. Arrivée du TGV pour Paris, ce soir mon hôtel sera mon appartement. Après-demain je pars en Picardie pour le Festival du film Grolandais de Quend. Ca promet...







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