No Popcorn on the Floor - Anglet
Un sandwich hors de prix avec un bout de jambon et deux pauvres feuilles de salades : c’est parti. J’embarque dans le TGV 8525, voiture 18, direction le Sud Ouest. Dix minutes plus tard un bébé crie déjà, je sens que ça va être long…
Un sandwich hors de prix avec un bout de jambon et deux pauvres feuilles de salades : c’est parti. J’embarque dans le TGV 8525, voiture 18, direction le Sud Ouest. Dix minutes plus tard un bébé crie déjà, je sens que ça va être long…
J’essaye de dormir un peu, la tête contre la vitre et mon foutu bras gauche qui ne veut pas rester plié bien gentillement contre le rebord trop fin de la vitre pour me servir d’oreiller. Quelques gouttes de pluie s’accrochent à la vitre. Les paysages défilent. Un champs de colza. Une maison usée par les temps et ses habitants. Mon cou s’engourdi, tendance torticoli de première classe. Le bébé crie encore et toujours. A priori sa mère n’a pas de capsule de cyanure sur elle pour le faire taire. Dommage.
Poitiers. Angoulème. Bordeaux. Je descend fumer une clope sur le quai. J’ai deux minutes. Un personne agée tarde à sortir sa valise, je souhaite l’aider mais contre toute attente elle refuse. J’ai le temps de tirer 3 fois sur ma clope. Je rage. On est dejà reparti.
Oscar Ciné d’Anglet. Parking immense, multiplexe oblige. Je découvre pour la première fois l’affiche de mon film dans son grand format. Même taille que les mastodontes qui la côtoie. Je la trouve bien, à sa place, à côté de “Coco Channel”, “Dans la brume électrique” ou de” OSS 117”. Mon nom en haut de l’affiche me fait penser à la chanson d’Aznavour… Mon égo est regonflé à bloc pour pas mal de temps. Ramuntxo me présente à François-Xavier, le directeur du cinéma. Le courant passe de suite. La trentaine, extrêmement sympatique, nous sommes là grâce à lui et à son coup de coeur pour “No Popcorn”. Séance photo avec un pot de popcorn…c’était une image attendue, forcément…
Il y a un peu de monde : 57 entrées payantes et une vingtaine d’invités. Après avoir souhaité une bonne séance à tous les spectateurs, je regarde vite fait les premières images et j’écoute le son. Tout est parfait, une projection comme je les aime. Nous sortons boire un verre. Retour dans le noir au moment du générique de fin.
Les gens ont bonne mine. Certains ont un petit sourire, certains semblent très émus. Le débat commence. Nous racontons des anecdotes du tournage et répondons aux questions avec Ramuntxo et François-Xavier. Malgré un début de polémique idiote sur le fait qu’il n’y ait pas de soirée avec le réalisateur à l’Atalante, l’ambiance est très détendue. Beaucoup de compliments.
Borja arrive, telle une star, avec un peu de retard comme il se doit. Quelques questions et le film se prolonge dans la “vraie” vie. Ses phrases d’auteur font mouchent dans la salle. Rires. Une heure plus tard, nous sortons de la salle et laissons la place à une autre projection, celle de “Fast and Furious 4”. Un spectateur m’attrape par le bras: “Vous ne devriez pas nous faire des choses comme ça sur la fin hein ! Vous jouer avec nos sentiments et je me suis retenu pour ne pas pleurer… ”. Je quitte des spectateurs visiblement heureux d’avoir passé un bon moment.
1h du mat. Le Jungle Café touche l’Oscar Ciné. Nous buvons des verres avec Ramuntxo, Borja, Bruno et JeanPhi qui nous a rejoint. Ma tête tourne plus vite que les tournées que l’on me sert. Une fois bien retourné, Ramuntxo me ramène à l’hôtel près de l’aéoport. Je me lève dans 5 heures pour rentrer sur Paris. Ce soir, je serai au Reflet Médicis, dans le 5eme.





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