mercredi 29 avril 2009

Carnet de route n°3

No Popcorn on the Floor - Paris


Jour tant attendu de la sortie nationale. Ce soir c’est au Reflet Medicis que ça se passe. La projection débute à 20h10 mais j’arrive bien en avance dans le quartier Saint-Michel. Comme il faut savoir se faire plaisir, je vais squatter la terrasse d’un café proche avec le libé que je viens d’acheter. Nous avons une très belle critique dans les pages “cinéma”.


L’affiche de “No Popcorn” est sous un grand cadre en verre avec un retro-éclairage au néon. Comme tout spectateur qui se respecte, j’achète une entrée pour mon film sans me présenter.
Derrière moi une dame demande aussi une entrée pour “No Popcorn”. Arrivées de Xavier et Jacques, les producteurs exécutifs que je n’avais pas vu depuis longtemps. Pascal, le distributeur et Annie, l’attachée de presse, sont là aussi. On m’annonce “19 entrées payantes”, c’est pas des masses mais c’est toujours mieux que rien ! Le directeur du Reflet confirme “Ce n’est pas une bonne journée de toute façon aujourd’hui”. Peu importe. Je remercie les spectateurs d’être là en leur souhaitant de passer un bon moment. Nous ressortons boire un verre. “Un whisky coca s’il vous plait”.

Les lumières de la salle se rallument. Applaudissements. Comme dans les précédentes projections, les gens sont heureux. Premières questions et quelques annedotes sur le film, sur la distribution et sur les difficultés que nous rencontrons. Trop de copies ? Trop de films chaque semaine ? Pas assez de visibilité pour les spectateurs ? Nous ressortons une heure plus tard, direction le troquet d’en face pour boire un dernier verre. Non non ! Le cinéma ne me rendra pas alcoolique.

Un peu fatigué, je prend un taxi à minuit 30 pour rentrer chez moi, direction Colonel Fabien. JeanPhi m’a laissé un message sur mon telephone “Ils étaient 27 à l’Atalante, je suis désolé c’est pas beaucoup”. Je m’en fou, je reste enthousiaste, je sais que tout cela va se jouer sur le long terme. Coup de fil à Ramuntxo pour un point rapide de la situation. Le taxi me dépose. Sur le trottoir, je me rend compte que je viens d’oublier mon téléphone sur le siege arrière. Et merde ! C’est pas grave, demain, il fera jour…et après demain aussi. Dimanche je serai à Clermont-Ferrand et je suis persuadé qu’il fera soleil.

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